La Ville

Petite cité mosellane, Amnéville les Thermes s’est développée depuis un siècle à peine au cœur de la Vallée de l’Orne. De l’époque gallo-romaine, Amnéville garde depuis toujours la trace de la grande artère allant de Metz (Divodorum Mediomatricorum) à Trèves (Augusta Trevirorum) perpétuée par la rue des Romains.

Sa forme écrite la plus ancienne n’apparaît cependant qu'en 1075 sous le vocable Amerellivilla.

Que signifie-t-il ?
La première composante proviendrait du nom d’homme Amarellus , germanisé en Amino sous la période franque et la seconde de villa qui signifie domaine ou village et qui a donné le français ville.



Le fond bleu et les deux bars des armoiries communales rappellent que, depuis le Moyen âge, Amnéville dépendait du Comté de Bar puis du Duché de Lorraine jusqu’en 1766, année de rattachement du duché au royaume de France.

Jusqu’à la Révolution, le petit hameau, connu aujourd’hui sous le nom de Vieil Amnéville, ne compta que huit familles, soit environ une quarantaine d’habitants.
Ce hameau comprenait un château, une église dont le patron était Saint-Rémi, deux fermes et deux moulins, dont le Moulin-Neuf.

Pendant six mois de l’année, le curé d’Amnéville et l’église de Saint-Rémi desservaient la paroisse de Gandrange alors dépourvue d’église. Pendant les 6 autres mois, Gandrange dépendait de l’église de Vitry-sur-Orne.

À partir de 1790, les communautés d’Amnéville et de Gandrange furent réunies en une municipalité autonome dite de Gandrange et Amnéville.

La situation s’inverse, désormais c’est Amnéville et ses terres qui constituent une annexe de Gandrange. Alors que les archives mentionnent déjà en 1807 un petit laminoir au Moulin-Neuf, à la place de l’ancien moulin banal supprimé à la Révolution, François de Wendel acheta le moulin en 1813 et y installa une nouvelle forge dite le Moulin-Neuf.

 

La population n’évolua guère jusqu’en 1900.
Amnéville restera réunie à Gandrange après la guerre de 1870 et l’annexion de la Moselle à l’Allemagne.

En 1888, sur un terrain de Rombas limitrophe du ban d’Amnéville, fut fondée par des industriels allemands la société « Rombacher Hüttenwerke » qui alluma un premier haut fourneau en 1890, un deuxième et un troisième en 1893 puis, en 1900, l’aciérie fut mise en route. Cette industrie nouvelle apporta une population nombreuse qu’il fallut loger.

La construction d’une première colonie sur le territoire d’Amnéville, encore dépendant de Gandrange, fut entreprise en 1900. « Stahlheim », la cité de l’acier était née.
Deux ans plus tard fut ordonnée la séparation de Gandrange, malgré les protestations du conseil municipal de Gandrange qui craignait l’appauvrissement de sa commune amoindrie. Le premier conseil autonome de Stahlheim fut élu le 15 juin 1902.

La victoire de 1918 sonna le retour de la Moselle à la France.
La nouvelle municipalité française obtint d’ajouter au nom «Stahlheim» celui de l’ancien hameau d’Amnéville.

Pour honorer Philippe Pétain, le glorieux vainqueur de Verdun qui reçut à Metz son bâton de maréchal, le conseil municipal émit le vœux que soit donné à la commune le nom de Pétain-Ville.
Sans réponse de l’administration d’Etat, le conseil municipal demande, en janvier 1919, que la commune soit appelée Amnéville-Stahlheim. La première appellation allemande tomba pour ne laisser subsister que celle d’Amnéville.
Stahlheim retrouva cette désignation imposée par l’administration nazie lors de l’annexion de fait de 1940 à 1944. Amnéville reprit son appellation française définitive en septembre 1944, puis vécut au rythme de toutes les communes industrielles de la vallée de l’Orne jusqu’en 1965.

L’arrivée d’une nouvelle équipe municipale dirigée par le Docteur Jean Kiffer donna un nouvel essor à la ville.
Après un rattrapage des équipements sociaux, scolaires, sportifs et culturels en souffrance effectué lors du premier mandat, fut annoncée dès 1972 la réalisation d’un équipement olympique unique dans la région : la construction de la piscine-patinoire, au cœurs du Bois de Coulange. Inauguré le 21 septembre 1974 avec la population amnévilloise, ce complexe de qualité complété d’un restaurant et d’une discothèque donna le départ d’un développement touristique effréné qui apporta successivement cinémas, courts de tennis, squash, badminton, quilles, mini-golf.
A ces initiatives municipales s’ajoutèrent des réalisations d’entrepreneurs privés confiants dans la démarche municipale. On leur doit la réalisation d’un zoo figurant parmi les plus beaux d’Europe et celle d’un aquarium peuplé d’espèces spectaculaires de tous horizons.

En 1986, Amnéville puise sa ressource dans une nouvelle force : le thermalisme.
Née de la persévérance du maire, en bataille su ce dossier depuis 1972.

La station thermale ouvre ses portes aux curistes de la région et son rayonnement s’étend sur toute la France et au-delà de nos proches frontières. Suivront le casino, un complexe hôtelier, galaxie, Thermapolis, Imax, plus récemment le nouveau palais des quilles, le Musée de la Moto et du Vélo, Villa Pompéi…

 

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  • Docteur Jean KIFFER
    Maire d'Amnéville les Thermes
    1965 - 2011

    Depuis le 3 novembre dernier, Madame Doris Belloni est élue Maire d’Amnéville-les-Thermes